Le blog d'Olivier Thomas

19 avril 2012
par olivier83110
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Communiqué à Var Matin du 19 avril 2012

Dans votre article du 19 avril, vous évoquez le projet de la majorité d’affecter les revenus liés à l’activité du casino à  l’investissement et l’acquisition foncière. Cette politique de la  dépense, avant même d’avoir l’argent dans nos caisses est inquiétante, à l’heure où l’État et les collectivités territoriales cherchent à réduire leur endettement.

Si le casino devait réellement aboutir, je demande au maire  d’étudier la possibilité de se servir de cette redevance pour  résorber la dette de la commune, qui s’élève à 75 millions d’euros  selon le budget primitif 2012. Le remboursement de nos emprunts  coûte plusieurs millions d’euros par an. Au contraire, des comptes  équilibrés permettraient de réaliser des investissements pour tous  les Sanaryens, et de geler les hausses d’impôts, qui augment depuis  11 ans du double de l’inflation.

Olivier Thomas
Conseiller municipal

15 avril 2012
par olivier83110
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Casino provisoire au Jardin d’Hiver

C’est sans surprise que la majorité a validé le 11 avril 2012 l’installation provisoire du casino Vikings dans les locaux municipaux du Jardin d’Hiver.

J’ai voté contre pour les motifs ci-dessous.

Olivier Thomas

Conseiller municipal

I. 1. Ces avenants modifient de manière substantielle des éléments essentiels de la DSP et du BEA

« Un avenant ne peut pas modifier substantiellement l’un des éléments essentiels de la délégation, tels que sa durée ou le volume des investissements mis à la charge du délégataire » (Conseil d’Etat, Section des travaux publics, Avis no 371.234, 9 avril 2005).

Dans le cas contraire, la mise en concurrence initiale est faussée.

Or, en l’espèce les modifications apportées aux deux contrats signés le 3 et 4 mai 2010 s’analysent comme des modifications substantielles des éléments essentiels des contrats :

Il résulte des informations contenues dans les délibérations, que les contrats initiaux ont été conclus pour la conception, la construction, le financement et l’exploitation d’un casino, d’une salle de spectacle et d’un hôtel, avec deux phases de travaux. L’hôtel sera construit après l’ouverture du casino.

Selon un avenant n° 1, les parties au contrat de DSP ont convenu de modifications au projet de construction initialement prévu en raison de l’abandon du projet de PLU. Un permis de construire a été obtenu et a été attaqué par « divers riverains et associations ». La société concessionnaire (VIKINGS) semble craindre une annulation du permis de construire et souhaite suspendre les travaux dans l’attente d’une « décision de justice définitive » arguant être dans « l’incapacité juridique et économique de réaliser la construction litigieuse selon le planning initialement convenu ».

Aussi, « eu égard au risque que présenterait respectivement pour chacune des parties la mise en œuvre du projet de construction du casino définitif tel qu’initialement prévu », les parties ont décidé de :

-  repousser la construction du casino tant que VIKINGS ne disposera pas d’un permis de construire définitif ;

-  ouvrir un casino provisoire dans le jardin d’hiver, propriété de la commune, pour lequel des travaux seront nécessaires (travaux soumis à l’obtention d’un permis de construire) ;

-  Le contrat doit prévoir que le loyer doit être payé d’avance pour toute la durée de la DSP, à la prise de possession du terrain (loyer de 1,3 millions d’euros). Dans les projets d’avenants, le paiement du loyer l’occupation du terrain qui doit accueillir le casino définitif et autres frais liés à l’occupation est repoussé à la date d’ouverture du casino définitif et le paiement sera échelonné.

-  La construction de l’hôtel est repoussée après l’ouverture au public du casino définitif et « dès que le casino enregistrera un résultat avant impôt sur les sociétés, après report des déficits antérieurs au sens de la réglementation fiscale et comptable nationale de 10 % du chiffre d’affaires net mais au plus tard dans le délai de quatre années suivant cette ouverture au public ».

-  Les parties prévoient le taux de prélèvement sur le PBJ pour le casino provisoire, taux inférieur à celui prévu pour le casino « définitif » initialement prévu.

On constate à la seule lecture de cet exposé des modifications, que le projet initialement voté et qui a été conclu au terme d’une procédure de mise en concurrence est substantiellement modifié :

  • Il est prévu d’attendre un permis de construire purgé de tout recours. Or, on sait que plusieurs recours ont été engagés. Une décision définitive (qui peut induire un appel puis une cassation) peut prendre de 6 à 10 ans s’il faut aller jusqu’en cassation. Et si finalement le permis est annulé et qu’il faut que la société en dépose un nouveau (à supposer d’ailleurs qu’elle le puisse eu égard aux moyens d’annulation du permis), ce dernier sera également attaqué et il faudra, à nouveau, attendre la fin de la ou des procédures donc encore 6 à 10 ans si les parties utilisent toutes les voies de recours à leur disposition. A ce rythme là, les 20 ans se seront écoulés.

Et même si un permis définitif est obtenu dans quelques années ou si le premier permis est validé par le juge, la société concessionnaire ne pourra pas amortir les constructions dans le délai prévu.

  • Avec le casino provisoire : si en soit, l’exploitation d’un casino provisoire ne modifie pas l’objet de la DSP qui reste l’exploitation d’un casino, elle modifie considérablement l’économie financière du contrat puisque les coûts de construction sont beaucoup moins élevés que ceux d’un casino définitif, tout comme le taux de prélèvement sur le PBJ et la redevance d’occupation du domaine public puisque l’on passe de 1,3 million d’euros à 0.

  • Le projet de construction et d’exploitation d’un hôtel est reporté, ce qui, là encore modifie, substantiellement l’économie du contrat initialement conclu.

Conclusion : ces avenants aux contrats peuvent s’analyser comme une modification substantielle des contrats signés en mai 2010. Il s’agit en fait d’un nouveau montage contractuel. Dès lors, la Commune aurait dû relancer une procédure de passation pour conclure un tel projet modifié (et donc résilier les contrats conclus avec VIKINGS).

I.2. Le défaut d’information des élus

  • Sur le site internet de la Commune, vous indiquez que le casino ne coute rien à la commune car le délégataire va rembourser, par le paiement du loyer de 1,3 millions d’euros sur 20 ans, payable initialement en une fois à la prise de possession du terrain, le prix d’acquisition du terrain d’implantation du casino : dans le cadre de l’exposé des faits aux élus pour la séance du 11 avril, vous n’avez pas expliqué qu’en raison du report du paiement de ce loyer à l’ouverture du casino définitif, la commune ne pourra pas, du moins dans l’immédiat, être remboursée de ses frais d’acquisition.

  • Dans l’avenant n° 2 à la DSP il est indiqué en page 3 que « le délégataire accepte de procéder à l’ensemble des investissements nécessaires dans l’immeuble mis à disposition pour un montant évalué à 2.600.000 euros suivant liste fournie en annexe 4 ».

Or, dans l’annexe le délégataire ne procède pas à l’ensemble des investissements puisque les terrassements et VRD sont à la charge de la commune (cf annexe 4).

I.3.La convention de mise à disposition du jardin d’hiver comporte deux illégalités

  • Si en principe, aucune mise en concurrence n’est obligatoire pour passer une convention d’occupation du domaine public, il en va différemment si cette convention s’insère dans le cadre d’une délégation de service public. Dans ce cas, elle doit suivre le régime de cette convention. Dès lors, la signature de cette convention aurait dû être soumise à une mise en concurrence, ce qui rejoint l’argument ci-dessus : les modifications apportées à la DSP et au BEA sont telles qu’une nouvelle mise en concurrence était obligatoire pour l’ensemble des projets d’avenants et convention soumises aux élus.

  • La société concessionnaire ne paie aucun loyer, ce qui est contraire au principe fixé au code général de la propriété des personnes publiques (CG3P) qui impose, sauf dans des cas particuliers, le paiement d’une redevance (ou loyer).

15 avril 2012
par olivier83110
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Une régie municipale de l’eau pour Sanary ?

Les concessions pour la distribution de l’eau et le traitement des eaux usées arrivent à échéance l’année prochaine.

Quelles sont les étapes de ces concessions :

Il faut d’abord extraire l’eau, il faut la traiter pour la rendre potable. Et la stocker. Il faut ensuite l’acheminer jusqu’aux robinets. Il faut ensuite compter ce que chacun consomme, et gérer les eaux usées.

La commune doit donc décider de ce qu’elle va faire :

• relancer l’appel à une société privée ?

• créer un service public de distribution de l’eau, sous forme d’une régie municipale ?

La commune a choisi l’option n°1 à la majorité le 11 avril 2012.

Pourtant, les villes  préfèrent gérer l’eau sous la forme d’une régie municipale (comme à Six-Fours). Ce mode de gestion permet une baisse notable du prix de l’eau et un service efficient.

Je regrette que cette proposition n’ait pas fait l’objet d’une véritable étude et qu’aucune concertation n’ait été menée par la ville pour l’étudier.

Olivier Thomas

Conseiller municipal

15 avril 2012
par olivier83110
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La qualité de l’eau du robinet à Sanary

 L’UFC Que Choisir [1] vient de publier une étude nationale par commune sur la qualité de l’eau du robinet. L’UFC Que Choisir a compulsé les analyses officielles du ministère de la Santé.

 Notre eau est qualifiée de passable sur le critère de la bactériologie. Les communes limitrophes ont d’excellents résultats sur ce critère.

Selon les données [2] du Ministère de la Santé, notre eau du robinet a présenté de faibles charges bactériologiques (Entérocoques, Escherichia coli). Néanmoins, l’eau est conforme aux exigences de qualité en vigueur pour l’ensemble des paramètres mesurés.

 L’usager sanaryen acquitte une facture qui ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années, il est en droit d’obtenir une eau de qualité irréprochable, comme ses voisins.

 Olivier Thomas

Conseiller municipal


[1] www.quechoisir.org/environnement-energie/eau/eau-potable/etude-la-qualite-de-l-eau-du-robinet-de-votre-commune

[2] www.sante.gouv.fr/resultats-du-controle-sanitaire-de-la-qualite-de-l-eau-potable.html

23 mars 2012
par olivier83110
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L’échangeur d’Ollioules/Sanary

L’échangeur d’Ollioules/Sanary est-il retardé pour un problème de financement ?

Les travaux de l’échangeur devaient démarrer en 2012. L’adhésion de la ville de Sanary à la Communauté de Communes Sud Sainte Baume provoque des conséquences inattendues.

Le plan de financement du futur échangeur doit être modifié suite à  l’adhésion de Sanary. La Communauté de Communes Sud Sainte Baume doit aujourd’hui participer au financement de l’échangeur commeTPM ou le Conseil Général du Var.

Le coût total était évalué en  avril 2004 à près de 18 Millions d’€. Aujourd’hui, il avoisinerait  approximativement 23 millions d’€. Le projet devait être financé à 62% par Escota, et les 38% restant étaient répartis de manière égale entre le Conseil Général et TPM. Comment va faire la Communauté de Communes Sud Sainte Baume pour lever 2 millions d’€ ?

Est-ce pour cette raison que le dossier est retardé ?

23 mars 2012
par olivier83110
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Des horodateurs pillés à Sanary

Début mars, des voleurs ont vandalisé trois horodateurs. Ces vols, dont le préjudice pour notre commune est de plusieurs centaines d’€, ont été perpétrés durant la nuit.

Il y a pourtant des caméras de surveillance sur un des horodateurs pillés. Étaient-elles en fonctionnement ? Les délinquants ont pu en toute tranquillité commettre ces vols qui n’ont été constatés que le lendemain matin.

Nous souhaitons depuis 2008, la création d’une police municipale nocturne 24h/24h comme dans les villes limitrophes. Nous estimons que pour la sécurité des sanaryens, il faut certes des caméras fonctionnelles et non fictives mais aussi davantage de présence humaine. L’objectif de sécurité de nos concitoyens justifie qu’on choisisse les solutions les plus efficaces. La lutte contre l’insécurité et la délinquance doit être la priorité de notre commune.

17 février 2012
par olivier83110
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LGV Paca : un projet dispendieux

  1. Les dépenses pour les seules études : 221 millions d’€
  • 1er budget : 135      millions d’€
  • 2ème budget (signé en 2010) : 86 millions d’€

Les contribuables nationaux, régionaux et locaux représentent 55 millions d’€ des 86 millions d’€.

  1. Le coût de la LGV Paca

La valeur de 20,1 milliards d’€ a été arrêtée lors du COPIL du mois de janvier 2011[1] (en valeur de l’année 2008). Le TGV Est a coûté 6 milliards d’€ et celui Rhin Rhône 2,4 milliards d’€.

Ce COPIL a publié trois simulations pour la répartition de ce coût (entre les usagers, l’Etat, les collectivités territoriales, l’Union Européenne et RFF). Il apparaît que la part de l’Etat et des collectivités territoriales oscille pour chacune entre 37% et 41 % du coût total. Parallèlement à ces trois simulations, l’administration des Finances Publiques a été consultée pour effectuer des simulations sur les impôts et les taxes prélevés par la Région, les Départements et les Communautés[2].

  1. Le privé est-il la bouée de sauvetage des projets LGV ?

Un exemple avec la ligne Paris-Bordeaux (7,8 milliards d’€)[3]

  • Vinci : 3,8 milliards d’€ (concession sur 50 ans)[4]
  • Collectivités territoriales/Etat/Union Européenne : 3 milliards d’€
  • RFF : 1 milliard

« La concession permet  notamment grâce au préfinancement privé, la réalisation rapide des projets […] »[5]

  1. Le contribuable est-il la caution illimitée de ces projets ?

Le Rapport de la Cour des Comptes[6] sur le TGV méditerranée (Lyon/Marseille) nous révèle :

  • Rentabilité théorique attendue : 8% (RFF l’avait arrêtée à 11% lors de l’enquête publique)
  • Ce taux est garanti à la SNCF par l’Etat.
  • Rentabilité réelle du TGV méditerranée : 7,3% (ligne pourtant la plus rentable de France)

L’Etat verse 366 millions d’€ de compensation à la SNCF pour parvenir au taux de 8%

Olivier Thomas

[1] Comité de pilotage de la LGV PACA du 17 janvier 2011

[2] Pages 12 et 13 du rapport de présentation du financement lors du COPIL du 17 janvier 2011

[3] Réunion des cofinanceurs de la LGV SEA du 10 mars 2011

[4] LISEA (société concessionnaire) sera rémunérée par les redevances liées au trafic versées par les entreprises opérant les trains qui circulent sur la ligne nouvelle.

[5] Dossier de Presse RFF du 30 mars 2010 (LGV SUD EUROPE-ATLANTIQUE Tours-Bordeaux)

[6] Du 5/02/2004

12 février 2012
par olivier83110
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Réunion publique LGV à Sanary

Depuis octobre 2011, de nombreux habitants de notre région se sont intéressés au projet de Ligne à Grande Vitesse PACA, beaucoup d’entre eux se sont mobilisés contre ce projet.

 Afin de faire le point sur le dossier LGV PACA, Stop LGV Sanary organise le lundi 13 février au Petit Galli à 18h une réunion publique d’information :

  •  Un diaporama sur le projet de LGV PACA ;
  • deux brefs exposés sur :

               – la LGV Paca : un projet dispendieux par Olivier THOMAS,

               – les conséquences économiques de la construction d’une ligne LGV au regard des prévisions et des attentes, par Delphine VAN HOOREBEKE, Maître de conférences à l’Université du Sud – Toulon – Var.

 Et nous essaierons de répondre aux questions que vous vous posez.

 

12 février 2012
par olivier83110
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L’eau est un bien précieux

En 2008, nous avons proposé à notre commune de valoriser l’eau traitée de la station d’épuration et nous avions également préconisé la récupération de l’eau des vidanges annuelles obligatoires de notre piscine municipale[1].

L’eau traitée de la station d’épuration est rejetée en mer. Nous pourrions arroser nos espaces verts[2] avec cette eau plutôt que d’utiliser l’eau brute que nous achetons à la Sté du Canal de Provence. Nous sommes satisfaits car notre commune étudie techniquement cette possibilité.

L’eau est une ressource limitée qu’il faut préserver. Du 12 au 17 mars 2012 se déroule à Marseille le 6ème forum mondial de l’eau.

Olivier Thomas



[1] Comme pour les piscines de Lorient ou du Plessis-Robinson

[2] Station d’épuration Fontmourier de Cogolin

25 janvier 2012
par olivier83110
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Payer plus pour avoir moins

Comme chaque année depuis 2002, la majorité a voté sa hausse traditionnelle de 2,5% des impôts locaux. En réalité, avec l’augmentation prévue par l’État au profit des collectivités locales, les Sanaryens supporteront une hausse moyenne de 5% pour 2012.

Ces augmentations servent-elles à réduire la dette ? Non, elle s’élève aujourd’hui à 76 millions d’euros[1] – soit 60% de hausse en trois ans -. À moins emprunter ? Non, 20 millions d’emprunts sont prévus pour 2012[2]. À proposer plus de services et d’activités aux Sanaryens ? Non, fermeture de crèche, suppression des floralies ou encore des rois mages font penser à une gestion de crise.

Les emprunts d’aujourd’hui sont nos impôts de demain.


[1] Endettement total  selon les budgets primitifs 2012

[2] Recettes inscrites aux budgets primitifs 2012